Plus les filles progressent dans leurs études, plus elles aiment les sciences et les technologies

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Roxanne Beauchamp, 20 ans, étudiante en 2e année de génie mécanique à l’Université Laval, et sa sœur Marie-Philippe, bientôt 18 ans, qui prépare un DEC en sciences pures au Cégep Édouard-Montpetit, affirment que plus les filles progressent dans leurs études, plus elles aiment les sciences et les technologies. Ces deux passionnées de sciences et de technologies seront de nouveau les porte-parole de l’événement annuel « Les filles et les sciences, un duo électrisant! ». Elles échangeront avec les quelque 300 participantes de la grande diversité des carrières scientifiques et technologiques existantes dans le cadre de la 14e édition de cette grande journée thématique qui aura lieu le samedi 16 février 2013 à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Des événements satellites se tiendront également à l’Université Laval à Québec, à l’Université de Sherbrooke et à l’Université du Québec à Rimouski.

Deux porte-parole de plus en plus enthousiastes!

« En 2013, ce sera la sixième fois que je suis porte-parole de l’événement, la cinquième pour Marie-Philippe, et nous prenons ce rôle très à cœur, car le Duo a vraiment été une expérience déterminante pour nous deux. On peut dire que cette simple journée de découverte a orienté nos choix de vie. Nous espérons que beaucoup de filles auront également la chance de se découvrir une passion professionnelle ou du moins de voir leur intérêt pour les sciences ou les technologies confirmé! », dit Roxanne avec enthousiasme.

La première participation de Roxanne au Duo remonte effectivement à 2006, alors qu’elle était en 2e secondaire. Elle est revenue en 2007, puis a accepté de jouer le rôle de porte-parole les années suivantes, entraînant rapidement sa petite sœur avec elle, convaincue qu’elle devait faire sa part pour inviter les filles à regarder plus objectivement les sciences et les technologies.

Des études de plus en plus captivantes

« Nos études nous prennent de plus en plus de temps, mais, en contrepartie, ça devient plus passionnant d’année en année! Le cursus est de plus en plus intéressant, avec de plus en plus de matières se rapprochant de ce qu’on veut faire et, inversement, avec de moins en moins de cours généraux. J’aimerais prendre la concentration Mécatronique dès que ce sera possible parce que je veux travailler en robotique ou en production automatisée », raconte Roxanne.

Pendant leur l’enfance, Roxanne et Marie-Philippe ont passé la plus grande partie de leurs loisirs à imaginer ensemble des solutions pratiques à toutes sortes de problèmes courants. À 12 ans, Roxanne a mis au point un aspirateur central « automatique » en fixant le tuyau de l’appareil à un tracteur téléguidé! En 3e, en 4e, puis en 5e secondaire, elle a gagné le trophée de l’élève « la plus passionnée et impliquée dans le milieu des sciences » pour son dynamisme au sein du comité de l’environnement de son établissement. Depuis, Roxanne et Marie-Philippe multiplient les inventions : capteur d’araignée, système d’alarme pour armoire, cintre antidérapant, enveloppe isolante écologique pour tasse à café, dé à jouer électronique, sacs à cadeau réutilisables en tissu… Leurs études étant devenues plus exigeantes avec le temps, elles ont fait une pause dans leur carrière d’inventrices, mais ce n’est sans doute qu’une parenthèse…

Un facteur de motivation durable

« L’un des grands avantages du Duo, c’est de permettre aux participantes de voir où ça va les mener. Par la suite, on sait où on veut aller et pourquoi on persévère! » assure Roxanne. « Le Duo, c’est juste une journée, mais on la vit tellement intensément, et en compagnie de femmes tellement passionnées, que c’est une grande source de motivation. Dans les journées de découragement, je me rappelle l’expérience et ça repart », confirme Marie-Philippe, qui hésite encore entre le génie mécanique et le génie électrique.

Future scientifique, professeure ou vulgarisatrice, Marie-Philippe va bientôt consacrer quelques heures par semaine pour aider ceux de ses camarades qui ont des difficultés dans le cadre d’un programme de tutorat entre élèves instauré au Cégep Édouard-Montpetit. « Ça me permettra d’être à jour dans ma matière et de progresser moi-même, car la meilleure façon de bien comprendre une notion est encore d’avoir à l’expliquer », affirme-t-elle. À noter que ce sont essentiellement des filles qui jouent ce rôle.

Ça s’arrange avec le temps!

« À l’université, il y a moins de préjugés, on est entre étudiants qui s’intéressent aux mêmes choses. J’ai donc l’intention de dire aux participantes de l’édition 2013 qui se heurtent encore à des préjugés anti-sciences de ne pas s’en soucier : ça va s’arranger avec les années! Je ne sais pas si c’est parce que le Duo est devenu de plus en plus connu au fil du temps, mais on a vraiment l’impression qu’il attire une plus grande proportion de filles qui sont déjà intéressées par une carrière en science ou en technologie. C’est encourageant! », assure Roxanne.

Cela dit, il y a encore du chemin à faire pour les filles puisque, dans le programme qu’elle suit, on ne compte qu’environ 10 % de filles sur les 115 étudiants de son niveau, et le pourcentage est similaire parmi les étudiants des autres niveaux.

www.lesfillesetlessciences.ca

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