Construisons l’école numérique : rencontre des animateurs RÉCIT

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Les 1er, 2 et 3 octobre derniers, les animateurs RÉCIT des commissions scolaires du Québec et des services nationaux se sont réunis à l’occasion d’une rencontre de perfectionnement et de collaboration. Retour sur un événement des plus inspirants.

Le thème de la rencontre était Construisons l’école numérique. De nombreux ateliers ont donné lieu à des échanges animés sur les pratiques pédagogiques en lien avec l’intégration des technologies dans l’apprentissage. Pour des gens qui se côtoient habituellement dans l’univers virtuel, le fait de se rencontrer en personne a d’ailleurs permis d’amorcer ou de faire avancer des projets de collaboration.

Pour ceux qui sont peu familiers avec le RÉCIT, comme on peut le lire sur le site principal, « Le RÉCIT est un réseau de personnes-ressources au service du personnel scolaire dans les écoles du Québec. Ce réseau oeuvre à assurer l’intégration pédagogique des technologies de l’information et de la communication (TIC) en développant la compétence professionnelle du personnel enseignant. »

Chaque commission scolaire nomme un ou deux animateurs RÉCIT, dont le mandat est de former le personnel à utiliser efficacement les TIC à des fins d’enseignement et d’apprentissage dans les différentes disciplines, d’accompagner la mise en œuvre de projets pédagogiques utilisant les TIC et de faire une veille sur l’évolution des besoins du personnel scolaire et de l’apport des TIC en éducation. En plus des animateurs locaux, des « services nationaux » s’occupent plus particulièrement d’un domaine d’apprentissage ou d’une clientèle particulière. Évidemment, ces personnes ressources gagnent à faire appel à leur réseau, ce que leur a permis cette rencontre.

Parmi les nombreux ateliers qui ont eu lieu, deux thèmes ont dominé : le tableau interactif et la mobilité. D’ailleurs, pour maximiser les échanges autour de ces thèmes, deux salles leur étaient dédiées en permanence et les gens s’y retrouvaient dans une formule BarCamp. Cette formule est de plus en plus populaire : au lieu d’un animateur qui parle et d’une salle qui écoute, tous peuvent participer, partager des expériences, formuler des idées, etc. L’animateur expose une problématique pour amorcer le tout. Au bout du compte, chacun repart avec du nouveau, bien que ce soit déstabilisant pour certains.

D’autres ateliers ont retenu l’attention, comme l’idée de créer une Académie RÉCIT, image utilisée pour un projet de développement d’une ressource visant à accompagner les enseignants néophytes dans l’utilisation des TIC (technologies de l’information et de la communication). Le but est de profiter de la force du réseau et des ressources existantes afin que les animateurs RÉCIT puissent se dégager un peu de la formation technique et se concentrer sur l’accompagnement pédagogique.

De très nombreuses traces demeurent de cette journée, et elles sont rassemblées dans le document collaboratif qu’on peut consulter en ligne.

2 COMMENTAIRES

  1. « […] se dégager un peu de la formation technique et se concentrer sur l’accompagnement pédagogique.»

    Je suis surpris. Les RECIT ne sont pas là pour de la «formation technique.» À moins que je comprenne mal ce que cette phrase veut dire !?

    Un animateur RECIT doit presque uniquement aider les enseignants à INTÉGRER les TIC en salle de classe en respectant le programme de formation. Il ne sert pas à former les profs sur les aspects techniques des TIC (brancher des fils, initier au Canon, montrer comment tenir le stylet du TBI ou abaisser le fameux rideau qui cache de l’info.) À mon avis, c’est la PÉDAGOGIE (je ne dis pas la TECHNOpédagogie) qui doit être sa priorité absolue.

  2. Juste pour préciser, la mention « […] se dégager un peu de la formation technique et se concentrer sur l’accompagnement pédagogique.» est directement tirée des objectifs de l’atelier “Académie RÉCIT”, qu’on peut lire en cliquant sur le lien correspondant. Il semble donc que des animateurs RÉCIT vivent effectivement ce problème dans leur milieu.

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