Un jeu pour apprendre à compter… ses sous!

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Les jeux sérieux sont de plus en plus populaires afin d’enseigner de manière ludique une foule de notions. Depuis une dizaine d’années, la chercheuse américaine Jane McGonical les utilise pour sensibiliser les jeunes à des enjeux de société. Inspirée par son travail, Simiixi Creation, une jeune entreprise montréalaise spécialisée dans les jeux immersifs, a décidé de créer un nouveau jeu sur la littératie financière.

« On ne parle pas beaucoup de finances à l’école. De plus en plus de jeunes ne savent pas comment s’y retrouver dans ce domaine. Ils finissent devant les Vincent Lacroix de ce monde et se font avoir. Le but de notre jeu est d’enseigner l’ensemble des principes financiers de l’école primaire jusqu’à l’université. Quand ils seront adultes, ils vont savoir quoi faire de leur paie », a plaidé Windor Dorméus, de l’entreprise Simiixi Creation, lors du Colloque scientifique international en technologies de l’information et des communications en éducation la semaine dernière.

Le but du jeu est simple : les enfants doivent gérer une somme d’argent virtuelle dans un environnement ludique. « Pour l’instant, le projet est embryonnaire. Nous allons bientôt le tester dans des écoles de Candiac, Vancouver et Québec », mentionne M. Dorméus. L’entreprise est toujours à la recherche d’école où tester son produit. Un prototype devrait être prêt en septembre et le jeu sera lancé à grande échelle plus tard.

Des études ont démontré que les jeux sérieux engendraient une plus grande motivation chez les élèves et une plus grande rétention de l’information, mais que l’acquisition de compétences directement liées à la matière enseignée n’est pas clairement évidente.

Le potentiel des jeux sérieux est grand puisqu’on estime que 172 millions de personnes s’adonnent aux jeux électroniques aux États-Unis seulement. « Actuellement, les joueurs passent 3 milliards d’heures à jouer par semaine. Selon Mme McGonical, pour régler les problèmes de société du 21e siècle, il faudrait en passer sept fois plus, soit 21 milliards d’heures », note M. Dorméus.

 

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