La nature, un terreau fertile en éducation

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(Communiqué) En cette année soulignant l’Année internationale des forêts, plus de 350 personnes ont participé au colloque La nature, un terreau fertile en éducation pour réfléchir à une meilleure intégration de la nature dans l’éducation des jeunes au Québec. Plusieurs outils et solutions concrètes existent pour incorporer davantage ce secteur névralgique dans les activités éducatives.

Actuellement, plus de la moitié du monde vit en milieu urbain, dont plus de 80 % de la population du Québec. Pour monsieur Michel Lebœuf, vulgarisateur scientifique et auteur du livre Nous n’irons plus au bois, « le contact des jeunes avec la nature est essentiel et il est nécessaire de les rapprocher des écosystèmes. Il faut toutefois améliorer l’accès et la notoriété des espaces verts en milieu urbain, riches en espèces variées ». M. Lebœuf a présenté quelques projets novateurs, notamment Terre des jeunes, un projet de jumelage entre des écoles du sud du Québec et celles de la zone boréale.

La soirée d’ouverture s’est effectuée sous la présidence d’honneur de monsieur Dario Iezzoni, directeur au développement des affaires chez Santropol-Copardes. Elle a été dédiée à monsieur Pierre Dansereau, écologiste et professeur québécois reconnu pour ses recherches sur les écosystèmes et l’un des pionniers de l’interdisciplinarité en écologie, qui est décédé en septembre dernier. Elle a permis de discuter des enjeux actuels et futurs de la forêt québécoise en compagnie de monsieur Henri Jacob, président de l’Action Boréale de l’Abitibi-Témiscamingue et de monsieur Luc Bouthillier, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval.

À l’action !

Une vingtaine d’ateliers ont permis d’outiller les participants afin de leur fournir des réponses concrètes à leurs questions. Certaines se sont déroulées au cœur la nature montréalaise afin de les plonger dans l’action, dans l’expérimentation, la manipulation et le travail d’équipe. Pour Jean Robitaille, du mouvement des Établissements verts Brundltand de la Centrale des syndicats du Québec (EVB-CSQ), « Il est important que les jeunes développent un sentiment d’appartenance aux lieux qu’ils fréquentent, qu’ils aient un rapport sensible avec ceux-ci, car c’est de ces liens que naît l’amour de la nature et qu’apparaît la volonté de la protéger ».

Une exposition dynamique

Pour Benoît Mercille, directeur général de la Fondation Monique-Fitz-Back, « l’engagement de plus de 350 personnes en provenance de tous les horizons, notamment des organisations gouvernementales et non gouvernementales ayant une mission éducative, a permis un échange d’idées d’une grande richesse. Cette vaste implication démontre une prise de conscience indéniable quant à l’importance que nous devons accorder comme société à l’intégration de la nature en éducation ».

Plus de 50 exposants issus de milieux divers (ONG, travailleurs autonomes, organisations municipales, provinciales ou fédérales ainsi que des entreprises privées) ont contribué à créer un lieu privilégié d’échanges et de partage permettant à chacun d’y trouver des outils, des ressources et des idées pour aller plus loin.

SEPAQ

La Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) a profité de l’événement pour annoncer l’adhésion de 23 nouveaux parcs nationaux à l’Appel à l’engagement pour favoriser le contact des jeunes avec la nature. Cela porte à 100 le nombre de signataires organisationnels, lesquels rejoignent des dizaines de milliers de Québécois. Rappelons que cet appel à l’engagement, qui avait été rendu public lors du colloque La nature a-t-elle sa place en éducation ? Pour une pédagogie de la biodiversité, tenu à Montréal en 2010, se poursuit cette année.

Pour permettre aux jeunes Québécois de profiter d’un contact régulier avec la nature, les signataires s’engagent notamment à œuvrer à la préservation et à l’augmentation du nombre et de la diversité des espaces de nature accessibles ainsi qu’à leur aménagement propice au plaisir et à la découverte active, à faciliter les occasions de contacts directs des jeunes avec la nature, à favoriser la recherche sur le lien entre les jeunes et la nature et à créer un mouvement concerté afin de stimuler les collaborations et valoriser les initiatives.

Pierre Fardeau, directeur général de l’Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE), invite tout un chacun à lire l’appel, à y adhérer et à entreprendre les actions adaptées à son milieu. On peut donc adhérer à l’appel et passer à l’action, autant comme individu qu’au sein d’un organisme, en envoyant un courriel à appel@education-nature.qc.ca et, pour plus de renseignements, se rendre à l’adresse suivante : http://www.education-nature.qc.ca/Appel.htm.

S’inscrivant dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable et de l’Année internationale des forêts, cet événement a réuni enseignants, éducateurs en environnement, étudiants et chercheurs qui, ensemble, ont partagé leurs idées, leurs expériences pour que la nature prenne sa place en éducation.

Profils des organisations

L’Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE) est un organisme de bienfaisance qui s’active depuis 1990 à faire reconnaître l’importance de l’éducation environnementale au Québec. Elle rassemble les intervenants du milieu lors d’événements pour leur permettre d’échanger et de concerter leurs actions. Elle diffuse l’information en éducation relative à l’environnement, en plus de représenter les intérêts de ses membres. L’AQPERE offre également le support nécessaire pour l’organisation et la diffusion des activités de ses membres et partenaires, tant au niveau local que national.

Les Établissements verts Brundtland (EVB) de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) œuvrent dans plus de 1000 établissements scolaires à travers le Québec pour promouvoir auprès des jeunes les valeurs pour un monde écologique, pacifique, solidaire et démocratique, par l’action et l’éducation pour un avenir viable.

La Fondation Monique-Fitz-Back œuvre pour l’éducation relative à l’environnement et au développement durable. Elle a été créée dans le but de soutenir les écoles dans le développement de projets reliés à l’écologie, à la solidarité ou aux liens environnement-santé. Elle a été mise sur pied en l’honneur de madame Monique Fitz-Back, cofondatrice du mouvement des Établissements verts Brundtland (EVB-CSQ).

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