Les jeunes auraient avantage à faire carrière dans le secteur des TIC

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Dans le rapport « Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre du secteur des technologies de l’information et des communications 2011 », publié le 13 juin par TECHNOCompétences, on lit que les jeunes québécois auraient avantage à travailler dans le secteur des TIC à la fin de leurs études.

« Le taux de chômage des professions en TIC est inférieur au taux de chômage moyen », indique-t-on dans l’étude. Le nombre de professionnels en TIC au Québec s’élève à 184 400 pour 2011. « Ils étaient un peu moins de 125 000 en 1998 », précise Sylvie Gagnon, directrice générale de Technocompétences, l’organisme qui a réalisé l’étude pour RCGT.

Par contre, le niveau de compétence requis par les emplois en TIC au Québec est à prendre en considération. Selon l’étude, « près de 50 % des emplois correspondent à une formation universitaire et 40 % à une formation collégiale ». Les diplômés d’études supérieures ne sont au chômage qu’à environ 4,4 % des cas, alors que les diplômés d’un DEP ont un taux de chômage de 16 %.

Les enjeux clés du secteur d’emploi des TIC

Le premier enjeu relevé est la diminution du nombre de diplômés, attribuée à la faible popularité des carrières en TIC, au décrochage scolaire et à la concurrence accrue d’autres domaines. « Le système d’enseignement postsecondaire produit trop peu de diplômés ayant des profils de compétences qui correspondent aux besoins des employeurs. Par conséquent,  de nombreux employeurs imposent un seuil d’expérience pour les postes de débutant. »

L’accueil et  l’intégration d’une main-d’œuvre culturellement diversifiée et l’adaptation de la main-d’œuvre à l’évolution des TIC et des besoins d’affaires sont d’autres enjeux. « Les progrès technologiques, le vieillissement de la main-d’œuvre, la perte de clientèle étudiante dans les programmes axés sur les fondements informatiques et l’émergence de nouveaux besoins et modèles d’affaires contribuent à cet enjeu. »

Des pistes de solution

Afin d’augmenter le nombre d’inscriptions, et donc, de diplômés au cégep et à l’université, un travail de sensibilisation, de vulgarisation et de promotion des TIC pourrait être fait auprès des jeunes, et ce, dès la 3e année du secondaire. « Les choix de parcours dépendent souvent des cours optionnels qui seront choisis dès le second cycle du secondaire. Ce travail de sensibilisation devrait viser à la fois les enfants et les parents, et recourir autant que faire se peut à des témoignages de  gens qui travaillent en TIC et à des informations factuelles sur les débouchés et parcours de carrières typiques. Une présence accrue des entreprises des TIC lors des journées carrières dans les cégeps serait également utile. »

Démystifier les métiers et professions des TIC auprès des filles permettrait d’enrayer l’image que l’on a du programmeur assis pendant de longues heures à son ordinateur. Le secteur des TIC a plusieurs profils d’emplois à offrir, dont plusieurs font appel à des habiletés humaines ou sociales, au travail d’équipe, à la gestion de projet et à des capacités analytiques, qui risquent davantage d’intéresser les filles.

« Évaluer périodiquement et indiquer les besoins technologiques particuliers, sensibiliser la main-d’œuvre expérimentée aux  possibilités d’autoformation, promouvoir  l’arrimage des programmes de formation aux besoins émergents de l’industrie et accroître l’offre de programmes de stages coopératifs font partie des moyens visant à faciliter l’adaptation de la main-d’œuvre. »

Pour réaliser son diagnostic sectoriel 2011, TECHNOCompétences a retenu les services du cabinet Raymond Chabot Grant Thornton. TECHNOCompétences, le Comité sectoriel de main-d’oeuvre (CSMO) en technologies de l’information et des communications (TIC), a pour mission de soutenir et de promouvoir le développement de la main-d’oeuvre et de l’emploi dans le secteur des TIC.

Sources :

Les technologies de l’information, une valeur sûre

Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre du secteur des technologies de l’information et des communications 2011