REMISE D’UN BULLETIN À LA MINISTRE DE L’ÉDUCATION – LE MELS DOIT METTRE LES BOUCHÉES DOUBLES D’ICI À LA FIN DE L’ANNÉE, SELON LA FSE ET L’APEQ

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MONTRÉAL, le 26 avril /CNW Telbec/ – La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) et l’Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ-QPAT) ont remis aujourd’hui un bulletin à la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et à son Ministère, en vertu duquel des milliers d’enseignantes et d’enseignants consultés les invitent à se retrousser les manches et à tenir compte de leur avis sur trois sujets prioritaires.

En effet, la FSE et l’APEQ avaient identifié trois priorités en début d’année scolaire : les problématiques entourant l’intégration des élèves en difficulté, la question des conventions de gestion comportant des cibles chiffrées de réussite pour les établissements (projet de loi no 88), ainsi que les correctifs à apporter au bulletin unique avant son implantation. Les enseignantes et enseignants ont donc été consultés pour évaluer le travail effectué par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) en cours d’année au regard de ces trois priorités. Or, tel qu’indiqué au bulletin, ceux-ci évaluent que « la ministre doit reprendre son travail selon les modalités demandées par le personnel enseignant ».

« Les enseignantes et enseignants nous disent clairement qu’ils restent sur leur appétit quant à leurs trois priorités. Ce bulletin se veut un rappel que le temps file, que la fin d’année approche à grands pas et que si le Ministère et la ministre s’attellent à la tâche, la situation pourrait s’améliorer d’ici là. C’est une question de bonne volonté, et nous ne doutons pas que la ministre puisse en avoir. Nous l’invitons donc à tenir compte des demandes des enseignants que nous représentons et qui nous disent vouloir des améliorations concrètes sur des aspects bien précis et bien identifiés », ont déclaré Mme Manon Bernard, présidente de la FSE, et M. Serge Laurendeau, président de l’APEQ.

Intégration des élèves en difficulté

Rappelons que, depuis juin 2008, les enseignantes et enseignants attendent des lignes directrices claires à ce sujet. Celles-ci doivent être connues avant la fin de l’année scolaire afin de garantir, dès la prochaine rentrée, des conditions harmonieuses d’intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières. « Ça fait des années que cette question est prioritaire, il est impératif que les changements soient au rendez-vous », ont précisé les porte-paroles.

Conventions de gestion et cibles chiffrées de réussite

Les enseignants n’acceptent pas du tout la vision comptable incorporée aux conventions de gestion, avec les cibles chiffrées de réussite qui entraînent leur lot de dérives. « Ceux qui ont agi pour la réussite conviennent pourtant que celle-ci est une responsabilité partagée qui dépend des moyens qu’on lui accorde et de la priorité qu’elle constitue, et non des cibles qu’on se fixe ou des pressions qu’on fait sur le personnel enseignant pour les atteindre », ont ajouté Mme Bernard et M. Laurendeau.

Modalités d’évaluation découlant du bulletin unique

Bien que la FSE et l’APEQ reconnaissent la pertinence de certains changements apportés à leur demande en cours d’année, elles doivent aussi constater avec grande déception que les engagements de la ministre à propos de la simplification du processus d’évaluation ne se réaliseront pas pour un grand nombre d’enseignants. « Les changements que nous proposons permettent assez facilement de corriger la problématique, tout en accordant un espace décisionnel aux différents milieux », de préciser Mme Bernard et M. Laurendeau.

Pour conclure, tant la FSE que l’APEQ invitent la ministre Beauchamp et le Ministère à prendre acte de ce bulletin et à mettre les bouchées doubles d’ici à la fin de l’année. « Il faut que la voix des enseignantes et enseignants soit entendue », ont conclu Mme Bernard et M. Laurendeau.

Profil

La FSE et l’APEQ représentent ensemble 70 000 enseignantes et enseignants à tous les secteurs d’enseignement, tant au préscolaire, au primaire et au secondaire qu’à la formation professionnelle et à l’éducation des adultes. Elles négocient en cartel au nom de la majorité du personnel enseignant des commissions scolaires francophones et de l’ensemble du personnel enseignant des commissions scolaires anglophones du Québec.

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