Un TBI par classe et un ordinateur portable par prof

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Le 23 février dernier, le premier ministre Charest, dans son discours inaugural, annonçait une série de nouvelles mesures qui touchent le secteur de l’éducation, qu’il en a d’ailleurs fait une priorité.

M. Charest a d’abord dressé un portrait positif de l’éducation au Québec : le taux de décrochage scolaire au Québec aurait diminué chez les jeunes de 17 ans, passant de 26,2 % à 9,4 % entre 1979 et 2007. Mais avec sa nouvelle série de mesures, il compte poursuivre et intensifier les efforts faits jusqu’à maintenant pour la réussite scolaire et moderniser l’école actuelle, en la faisant entre autres passer à l’ère des technologies.

Une plus grande place aux technologies

Le gouvernement Charest veut que les technologies occupent une plus grande place dans les écoles : « J’annonce que chaque classe de chaque école du Québec sera dotée d’un tableau blanc intelligent et que chaque professeur sera muni d’un ordinateur portable, a-t-il exprimé. »

L’anglais intensif en 6e année

Tous les élèves de sixième année feront « l’apprentissage intensif de l’anglais » durant la deuxième moitié de l’année scolaire, de février à juin. Toutes les autres matières seront enseignées de septembre à janvier. Le gouvernement Charest se donne cinq ans pour mettre sur pied des programmes d’anglais intensifs en sixième année à la grandeur du Québec.

Des formations au civisme

M. Charest prône le retour du vouvoiement dans les écoles et veut instaurer des formations au civisme, afin que les élèves respectent davantage l’autorité. « L’éducation forme les citoyens de demain.  Elle doit aussi cultiver l’art du vivre ensemble et le respect envers les autres, notamment envers les enseignants, a-t-il dit. »

Un plus grand sentiment d’appartenance

On veut renforcer le sentiment d’appartenance des jeunes à l’école grâce aux activités interscolaires. Le gouvernement Charest investira dans de nouveaux équipements d’entraînement et dotera les équipes scolaires « d’uniformes que les élèves seront fiers de porter ».

Source : Discours d’ouverture de la 2e session de la 39e législature de l’Assemblée nationale du Québec

Voici quelques commentaires émis à la suite de ce discours :
Témoignage de Paul Carrière, professeur d’arts plastiques à la CSDM
Témoignage de Martine Rioux, ex-rédactrice en chef de l’Infobourg

6 COMMENTAIRES

  1. C’est parfait, je suis très heureuse de son annonce puisque j’ai déjà un TBI dans ma classe et que je sais qu’avec celui-ci d’autres possibilités s’offrent à nous.

    Maintenant, souhaitons que ceux-ci arrivent rapidement pour favoriser le développement pédagogique.

  2. On devrait, dans un premier temps, allouer un montant forfaitaire à chaque école correspondant au prix des TBI. Dans un deuxième temps, ce montant serait utilisé en partie pour des TBI aux enseignants intéressés et le restant selon les besoins de chaque enseignant pour l’achat de matériel éducatif. (livres jeux éducatifs etc.)

  3. Personnellement, j’adorerais avoir un TBI dans ma classe, il offre bien des possibilité particulièrement lorsqu’on a une classe multi-âge comme la mienne. Par contre, moins d’élève et plus de professionnels favoriseraient plus la réussite scolaire des enfants…

  4. Je crois que l’apprentissage passe d’abord par les personnes qui enseignent au jeunes. Toute la technologie ne peut pas remplacer des profs passionnés qui aiment leurs travaillent et qui ont le soutient de d’autres professionnels lorsqu’il y a un besoin.

  5. C’est du Charest à 100 %.

    Ti-Jean a fait cette annonce voilà 2 mois et aujourd’hui la directrice de l’école nous annonce que le MELS va couper pour une centaine de millions très prochainement. À notre commission scolaire c’est 1 million je crois.

    Où va-t-on couper ?

    Les tableaux sont-ils une priorité dans les circonstances ?

    Et les tableaux blancs intelligents vont-ils aider des profs à améliorer la qualité de la langue écrite et parlée ?

    Roger Constantineau

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