Lecture numérique au Nouveau-Brunswick

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Fredericton – À Fredericton, au Nouveau-Brunswick, seize élèves (huit de 5e année et huit de 7e année), inscrits à un programme d’immersion en français dans le District scolaire 8, lisent sur des livrels depuis février 2010 et partagent ensuite leurs impressions de lecture à l’intérieur d’un cercle littéraire.

Le livrel, aussi appelé lecteur de livres électroniques, liseuse ou ebook, est un support physique qui permet de stocker et de lire des livres numériques, soit la version électronique d’un ouvrage imprimé. Le livrel utilisé par les élèves de Fredericton est un Sony Reader PSR-300.

Chantale Cloutier, responsable de la littéracie en immersion française, et Monique McMinniman, enseignante de 7e année, sont responsables du projet pilote. Elles admettent qu’elles ont éprouvé quelques difficultés avec les appareils au départ, surtout pour transférer les livres numériques de l’ordinateur vers les livrels. « Sony ne permet pas plus de six livrels par ordinateur. Nous avons donc dû utiliser trois ordinateurs différents et acheter les livres trois fois. Maintenant que nous savons comment faire, tout fonctionne bien », indique Mme Cloutier.

Selon elle, le principal défi du projet est de trouver du contenu en français; les romans jeunesse en version numérique étant encore rares. Néanmoins, elle garde le cap : « Les élèves adorent les livres numériques ».

Les deux responsables ont d’ailleurs déjà remarqué une « énorme augmentation » de la motivation pour lire chez les élèves. Ceux-ci étudient dans deux écoles différentes du District scolaire 8 : Liverpool Street School (primaire) et Bliss Carman Middle School (secondaire).

Pour compléter le volet lecture, elles ont créé un site wiki où les élèves peuvent placer leurs commentaires sur leurs lectures et participer à des discussions. « Les élèves font d’autres activités telles que cercles littéraires, jeu de Jeopardy ou autres, tout cela par l’entremise de la technologie et de tableaux numériques. Rien ne se fait à partir de papier et de crayon », dit Mme Cloutier.

« Nous sommes très satisfaites des résultats jusqu’a présent », ajoute-t-elle. D’ailleurs, les deux responsables espèrent déjà ouvrir le projet à plus d’élèves et le proposer à d’autres écoles.

À suivre…

Par Martine Rioux