Retour sur le BETT 2017 : quelques découvertes

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STEAM Village (Photo : Ninon Louise Lepage)
STEAM Village (Photo : Ninon Louise Lepage)

Notre collaboratrice partage aujourd’hui quelques-unes des découvertes qu’elle a faites lors de sa visite au BETT, salon mondial du numérique en éducation qui s’est tenu récemment à Londres.

Le BETT (British Educational Training and Technology Show), salon mondial du numérique pour l’éducation, s’est tenu à Londres du 25 au 28 janvier dernier. Cette manifestation a réuni en quatre jours plus de 800 exposants, 528 conférenciers, quantité d’ateliers et 34 500 visiteurs venus de 138 pays!

Hier, je partageais les tendances générales que j’y ai observées. Voici maintenant quelques découvertes qui ont retenu mon attention.

 

Le STEAM Village

STEAM Village (Photo : Ninon Louise Lepage)
STEAM Village (Photo : Ninon Louise Lepage)

Treize entreprises exposaient dans l’espace appelé STEAM Village, dont plusieurs entreprises internationales telles Microsoft, Raspberry Pi et Discovery Education, ainsi que diverses startups.

Les « silos » disciplinaires tendant à disparaître en éducation, l’apprentissage interdisciplinaire et le travail collaboratif étaient favorisés lors des ateliers présentés dans cet espace. Programmation et robotique, réalité augmentée, création de jeux vidéo, réalité virtuelle et hologrammes y trouvaient leur place.

On a pu y découvrir aussi le nouveau magazine (Hello World), dédié aux enseignants spécialistes du numérique en Grande-Bretagne, dont une partie du premier numéro est consacrée à l’héritage de Seymour Papert, décédé l’été dernier. Le père du langage Logo était un véritable visionnaire. La théorie constructiviste de l’éducation qu’il a défendue permet de mieux comprendre comment apprennent les enfants. Appliquer ses idées sur l’éducation, l’apprentissage créateur, n’est pas toujours facile. Il préconisait la pédagogie par projets, encourageait la passion des enfants pour un domaine de travail, reconnaissait la valeur intrinsèque du travail d’équipe et l’importance du jeu. Il résumait ainsi les « quatre P » : projects, passion, peers and play.

 

pi-top

Pi-top au BETT 2017. (Photo : Ninon Louise Lepage)
pi-top au BETT 2017. (Photo : Ninon Louise Lepage)

pi-top est le gagnant du prix « Edtech Start Up Company of the Year » au BETT 2017. Il s’agit du premier portable à faire soi-même. Construire ce portable permet de comprendre l’architecture de base de l’ordinateur. On y trouve un rail modulaire sur lequel se branchent des modules complémentaires qui permettent de rendre son ordinateur unique. On peut remplacer son micro processeur à la sortie d’un nouveau modèle. Des feuilles de travail, disponibles sur le site de la compagnie, guident pas à pas le novice jusqu’à lui permettre de concevoir des programmes et du matériel informatique complexe.

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pi-top au BETT 2017. (Photo : Ninon Louise Lepage)

 

BBC micro:bit

Micro:Bit au BETT 2017. (Photo : Ninon Louise Lepage)
micro:bit au BETT 2017. (Photo : Ninon Louise Lepage)

Le BBC micro:bit est un ordinateur de poche programmable comprenant un détecteur de mouvement, 25 lumières LED et utilisant la technologie Bluetooth pour interagir avec d’autres appareils numériques et se connecter à Internet. Le BBC micro:bit permet de réaliser mille et une créations, allant de robots jusqu’à des instruments de musique. Avec le micro:bit, on peut devenir un super inventeur en un rien de temps! L’appareil est le résultat d’un partenariat entre ARM, Amazon, BBC, British Council, IET, Lancaster University, Microsoft, Nominet et Samsung. Un BBC micro:bit est donné à tous les élèves de 1ère année du secondaire en Grande-Bretagne dans le cadre du programme de formation à l’informatique. Pour l’instant, cette petite merveille n’est disponible qu’en Europe, mais il sera sans doute bientôt possible de se la procurer chez son marchand de matériel informatique préféré…

 

CBSecurepass

CBSecurepass est un système de contrôle et de gestion d’accès à l’école pour les visiteurs. Son moniteur autonome à écran tactile enregistre les informations relatives au visiteur dans une base de données cryptée. Le système prend la photo du visiteur, note la date et l’heure d’entrée et imprime une carte d’identité qu’il doit porter. Outre cette application, CBSecurepass peut procurer un système complexe de gestion de la circulation des visiteurs, des élèves et du personnel.

 

safeguard

Selon la loi, les enseignants et les écoles, tout comme les médecins, sont dans l’obligation de dévoiler à l’Office de protection de la jeunesse les cas de maltraitance. En ce sens, safeguard est une application numérique facilitant la transmission de dossiers dans ces tristes situations. Le personnel enseignant peut enregistrer ses doutes ainsi que dessiner sur un schéma d’enfant les endroits où il observe des blessures ou des ecchymoses. Au fil des mois ou des semaines, les éducateurs peuvent accumuler les observations nécessaires pour leur permettre de savoir s’il leur faut intervenir.

 

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Revenez demain pour un compte-rendu d’une conférence très courue, celle de Sir Ken Robinson!

 

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Ninon Louise LePage est pédagogue et muséologue récemment sortie d’une retraite prématurée pour renaître comme désigner pédagogique. Elle a enseigné à l'Université du Québec à Montréal et à l'Université de Sherbrooke en didactique des sciences, en plus de travailler au Réseau canadien d'information sur le patrimoine comme expert-conseil en muséologie. Elle écrit également pour nos amis français chez Ludomag. Elle invite par ailleurs tous les intéressés à la contacter afin qu’elle parle de vous, vos élèves, votre école et vos expériences particulières en éducation au numérique et à l’informatique.

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