Les effets positifs des jeux vidéo chez les jeunes enfants

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Des jeux vidéo pour aider le développement des compétences socio-relationnelles des jeunes et leur santé mentale? Des chercheurs commencent à y voir un potentiel fort intéressant!

Dans les dernières années, des études se sont intéressées au potentiel des jeux vidéo sur plusieurs plans, comme le développement de l’apprentissage visuel. Des programmes éducatifs pilotes, comme Codex d’Ubisoft, font du jeu vidéo un outil pédagogique pour l’enseignement des sciences et des mathématiques.

Le jeu vidéo, un des loisirs favoris des enfants, pourrait aussi avoir des retombées positives sur différentes facettes de leur vie scolaire. C’est ce qu’indiquent les résultats d’une récente étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université Columbia et de l’Université Paris Descartes.

L’étude intitulée Is time spent playing video games associated with mental health, cognitive and social skills in young children? se base sur des données recueillies auprès de 3195 enfants européens âgés de 6 à 11 ans. Elle s’intéresse aux liens entre le fait de jouer à des jeux vidéo et le développement de compétences cognitives et sociales, de même qu’à l’état de santé mentale des jeunes. Différents indicateurs ont été utilisés, dont les résultats scolaires et les résultats au Dominique Interactif, un instrument développé au Québec et utilisé un peu partout sur la planète et visant à mesurer la santé mentale des enfants.

Les résultats indiquent que, dans l’ensemble, les enfants qui font un plus grand usage des jeux vidéo ont des résultats scolaires plus élevés que ceux qui jouent un peu moins. Les premiers auraient aussi moins d’altercations dans le cadre de leurs relations amicales.

Ces données sont toutefois à considérer avec prudence, lorsque l’on sait que différentes variables influent sur le nombre d’heures qu’un enfant consacre à jouer à des jeux vidéo, comme le sexe et la provenance socioéconomique, variables qui sont aussi réputées avoir un impact sur la réussite scolaire et les différents comportements d’un individu.

Dans le communiqué, les chercheurs tiennent toutefois à préciser que les résultats de ces travaux ne doivent pas être interprétés comme une apologie des jeux vidéo et invitent en ce sens les parents à continuer de limiter le temps d’exposition à l’écran de leurs enfants.

Rappelons qu’à l’automne dernier, les ophtalmologistes et les pédiatres américains recommandaient un usage réfléchi du temps passé devant l’écran pour un enfant.