Google teste une plateforme de réalité virtuelle pour les écoles

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Google a commencé à tester une plateforme de réalité virtuelle permettant de visiter, à des fins éducatives et à l’aide d’un téléphone intelligent, plus de 100 lieux parfois autrement inaccessibles.

Dans l’objectif d’utiliser la réalité virtuelle à des fins éducatives, Google a mis sur pied le programme Expeditions Pioneer. Ce programme pilote sans frais est destiné aux écoles et vise à permettre aux élèves de visiter virtuellement des régions et des parties du monde, parfois autrement inaccessibles (comme le fond des océans ou la surface de la planète Mars).

Dans le cadre de cette activité, l’enseignant, à partir d’une tablette, agit à titre de « guide touristique » et coordonne la visite. Les élèves insèrent leur téléphone intelligent dans un dispositif en carton muni de lunettes spéciales (qui peut être acheté ou bricolé soi-même). Préalablement, un logiciel permettant une vue à 360 degrés de différentes photos de lieux géographiques est installé sur les appareils. Ce logiciel permet aussi à l’enseignant diverses fonctions, comme l’ajout de commentaires ou de compléments écrits. Les participants peuvent se promener virtuellement dans plus de 100 lieux, allant des ruines du Machu Picchu à la Grande Barrière de corail, en passant par l’Europe et la Grande Muraille de Chine.

Dans un article du New York Times, une enseignante américaine relate son expérience avec cette application. Dans le cadre d’une activité en littérature, elle a utilisé Google Expeditions afin de faire visiter virtuellement la ville et les bâtiments où se déroule l’histoire de Roméo et Juliette, Vérone. Ainsi, elle est d’avis que les élèves ont pu mieux se plonger dans la pièce de Shakespeare.

L’entreprise fournit gratuitement un ensemble permettant l’utilisation de Expeditions Pioneer. Selon le site EdSurge, cette trousse comprend des téléphones intelligents, une tablette, un routeur sans fil, des boitiers de carton avec les lunettes nécessaires et le logiciel.

Google a identifié cinq pays pour la première phase du projet : les États-Unis, le Brésil, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni. Il est prévu que d’autres pays puissent y participer. D’ailleurs, un formulaire d’inscription au site permet de signifier votre intérêt à être informé advenant le cas où le programme viendrait chez nous.