3e Sommet de l’iPad en éducation : Toujours plus d’avantages que de défis à intégrer la technologie, selon une étude

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Rendez-vous annuel des utilisateurs et curieux de l’iPad en milieu scolaire, la 3e édition du Sommet de l’iPad et du numérique en éducation se tient jusqu’à vendredi après-midi à Montréal.

En conférence d’ouverture jeudi matin, le professeur Thierry Karsenti a fait état des dernières conclusions après maintenant 3 années de recherche sur l’impact de l’iPad sur l’apprentissage, à laquelle 26 044 élèves et 802 enseignants ont participé.

En gros, les constats reviennent au fait que la technologie permet d’apprendre et d’enseigner plus facilement. Les défis sont nombreux certes, notamment au niveau de la gestion de classe, et il faut du temps pour que les enseignants s’approprient les nouveaux outils, pour qu’ils acceptent de relever les défis quotidiens que leur intégration implique.

Après 3 ans de recherche, les conclusions montrent que :

  • La technologie iPad permet d’apprendre plus (ce qui n’avait pas été démontré dès la première année, notamment à cause de l’effet de nouveauté de l’appareil selon le chercheur);
  • La motivation des élèves est au rendez-vous;
  • De nouvelles activités d’apprentissage, qui étaient auparavant impensables, sont maintenant possibles;
  • La technologie offre beaucoup de feedback automatisé.

À propos de ce dernier point, Thierry Karsenti rappelle avec une pointe d’ironie que « l’enseignant qui dit que la techno, c’est pas pour lui, il n’a sûrement pas le feedback aussi rapide, et sa correction doit être pas mal plus longue ».

Après trois ans de recherche, il note qu’il y a toujours plus d’avantages à intégrer la technologie comme l’iPad que de défis. Il rappel que la première année, en 2013, ce constat était cependant plus mitigé. Maintenant, la tendance est nette.

M. Karsenti explique aussi la nécessité de former les enseignants avant les élèves lorsqu’on déploie une flotte d’iPad. Il faut les former à des usages pédagogiques variés afin d’éviter qu’ils ne reproduisent ce qu’ils faisaient au tableau vert. Par exemple, il dit que « ce n’est pas vrai qu’il n’y a pas d’applications pour chaque matière : il faut juste être créatif dans la façon de les utiliser ». De plus, il faut que les enseignants s’assurent d’engager les élèves en tout temps dans leur tâche. Une routine en salle de classe semble également faciliter la gestion de classe. « Quand les élèves sont passifs, ça dérape plus facilement », conclue-t-il sur le sujet.