4 stades de perturbation de l’apprentissage traditionnel par les TIC

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Il existe une bonne variété de modèles théoriques pour situer l’enseignant dans son progrès technopédagogique (SAMR, ASPID, Raby, matrice MIT, etc.). En voici un qui s’intéresse aux élèves.

Je suis tombée sur cette infographie diffusée sur Twitter par le site américain TeachTought. Elle présente 4 stades d’intégration de la technologie non pas dans l’enseignement, mais dans l’apprentissage. Le modèle interroge le degré de perturbation de l’apprentissage traditionnel apporté par les TIC.

Source : TeachTought.com

En voici une traduction et une adaptation libres :

 

Premier stade : Apprentissage dirigé

L’apprenant utilise la technologie de façon dirigée.

L’apprenant est dirigé dans le choix et l’utilisation constructiviste de la technologie à des fins d’apprentissage, mais c’est souvent pour accomplir des tâches purement académiques (qui seraient entièrement réalisables sans la technologie). En référence au modèle SAMR, on peut parler de substitution.

 

Deuxième stade : Apprentissage encadré

L’apprenant accède à de nombreux réseaux, mais nécessite support, encadrement et planification pour en tirer profit au niveau de l’apprentissage.

À ce stade, l’apprenant a une certaine capacité à sélectionner la technologie, la plateforme ou même le contenu approprié à son besoin. L’apprentissage traditionnel en classe commence à être perturbé.

 

Troisième stade : Apprentissage mobile.

La technologie mobile fait tomber la notion de salle de classe traditionnelle.

Les apprenants « mobiles » entrent en conflit avec les programmes d’apprentissage normalisés, non flexibles. En fait, les expériences d’apprentissage mobiles sont imprévisibles par nature, exigeant des moyens de communication variés, une pensée critique développée et une forte dose d’ingéniosité chez les élèves.

 

Quatrième et dernier stade : Apprentissage autodirigé

À ce dernier stade, l’apprentissage traditionnel n’a tout simplement plus sa raison d’être.

L’apprentissage autodirigé est basé sur la curiosité et le jeu. Il est soutenu par des algorithmes d’apprentissage personnalisés et le recours à des réseaux authentiques. L’apprenant évolue de façon autonome et critique dans les fondements de toutes ses expériences d’apprentissages.

 

Ces quatre stades ont comme prémisses que :

–       les contenus numériques sont accessibles aujourd’hui comme ils ne l’ont jamais été dans l’histoire;

–       les réseaux d’apprentissage sont façonnés en créneaux, entretenus par des avatars faisant partie intégrante de la notion de soi, dans une dynamique infinie;

–       l’apprentissage par le jeu, les simulations et la ludification changent la façon d’appréhender l’information et la notion de communauté;

–       de puissantes plateformes existent déjà (YouTube, iTunesU, reddit, etc.) et sont capables de fournir du contenu authentique et varié sur demande.

 

À la lecture de ceci, y a-t-il maintenant que la classe qui soit perturbée? 🙂

Qu’en pensez-vous?

 

1 COMMENTAIRE

  1. Intéressant, mais je ne suis pas convaincu de la nécessité d’un passage linéaire d’un stade à un autre. Le phénomène relativement récent des MOOCs (et plus particulièrement celui des cMOOCs de Siemens, Downes et Cormier) va encourager chez l’apprenant le développement d’environnements d’apprentissage personnels (http://www.usherbrooke.ca/ssf/veille-old/numeros-precedents/juin-2012/le-ssf-veille/lenvironnement-dapprentissage-personnel-lavenir-de-la-formation/) exploitant les différents outil, et ce dès le début du processus d’apprentissage. Un tel modèle pourrait toutefois convenir aux clientèles plus jeunes, moins familiers avec les technologies.

    Merci pour ce résumé!

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