Avantages et défis de l’iPad à l’école

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Douze avantages et quelques bons défis à l’utilisation du iPad à l’école ont été identifiés par le professeur Thierry Karsenti et son équipe dans le cadre d’une vaste étude sur le sujet. Compte-rendu de la présentation offerte lors du 1er Sommet sur le iPad en éducation (dernière de 2 parties).

Nous avons vu hier que le contexte de l’étude du professeur Karsenti et son équipe se composait d’enseignants et d’élèves ayant d’importantes différences d’habiletés en technologie. Au terme de l’étude, 12 avantages à l’utilisation du iPad en contexte scolaire ont été identifiés :

1. La portabilité (encore faut-il l’exploiter!)

2. L’accès à l’information est facilité – Internet, Google Earth, etc.

3. Il favorise l’accès aux manuels scolaires. « Idéalement, ces derniers ne sont pas en ligne, ils sont téléchargeables, donc disponibles en toutes conditions. »

4. La motivation : « C’est comme Noël pour les élèves! », explique-t-il à la blague.

5. La facilité à annoter des documents. « Avant, il était interdit d’écrire dans les manuels… maintenant, on l’encourage. »

6. La facilité à organiser son travail.

7. La qualité des présentations et travaux réalisés « Les élèves eux mêmes le disent : c’est plus joli, on peut placer des images facilement, ils se trouvent meilleurs! »

8. La collaboration (grâce aux nombreuses applications de type « 2.0 »)

9. La créativité qu’il permet.

10. La variété des ressources accessibles (Il cite en exemple l’application permettant la dissection virtuelle d’une grenouille!)

11. La possibilité pour l’élève d’aller à son rythme

12 L’économie de papier réalisée (considérable, dans certains milieux.)

Il souligne enfin qu’en plus, la tablette mobile contribue au développement des compétences informatiques chez les élèves (« Ils apprennent à être meilleurs, pas juste à jouer. »)

Comme la recherche visait aussi à identifier les défis, voici les principaux.
– Apprendre tout en étant distrait? Est-ce possible?
– Gestion de classe : « Parfois, ils n’écoutent pas, ils font autre chose. Avec le iPad, les jeunes ne parlent plus entre eux, mais sont concentrés sur leur appareil! Devrait-on bloquer Facebook? Inutile, en 8 minutes ils trouvent un contournement et se le partagent. »
– Planification pédagogique : « Ça prend du temps, des idées. Doit-on faire la course aux applications? Non!! Il ne faut pas espérer trouver une application pour tout, car ce n’est pas le cas. Aussi, parfois, les élèves apprécient les moments sans iPad. »
– Gestion des travaux des élèves : Elle peut devenir complexe, surtout si l’enseignant n’est pas particulièrement à l’aise.
– Méconnaissance des ressources : Il revient sur l’exemple d’enseignants de mathématiques qui croient qu’on ne peut rien faire avec le iPad dans leur matière.
– Apprentissage de l’écriture : seulement 15 % des participants disent faire régulièrement des productions écrites à l’aide de l’outil.

Parmi les recommandations formulées par les enseignants, on retrouve notamment des souhaits liés à l’augmentation du temps de formation et d’appropriation, ainsi qu’à l’établissement de politiques d’utilisation, d’investissement financier et de création d’une communauté de pratique.

Thierry Karsenti trouve très positif qu’après seulement 1 an, 50 % des enseignants sont en faveur de la poursuite de l’intégration du iPad dans leur classe. Du côté des élèves, trois mots sont revenus pour décrire leur sentiment : « cool » à 56,7 %, « utile » à 30,6 %, et « inutile » à 12,8 %.

Pour le professeur Karsenti, la liste des avantages liés à l’utilisation du iPad en classe dépasse les défis. Le défi majeur, selon lui, est le facteur de distraction. Il cite cependant une enseignante dont les élèves étaient toujours sur Facebook ou iMessage (l’application de messagerie instantanée). Au lieu de se décourager, elle a commencé à circuler plus régulièrement parmi les élèves et s’est rendue compte qu’il y avait un grand potentiel d’apprentissage et de collaboration dans ces outils. Cela lui a donné le goût de changer sa façon traditionnelle d’enseigner pour les intégrer.

Alors, en conclusion, l’organisateur de l’événement a établi que le milieu scolaire a deux choix concernant l’innovation : ignorer les problèmes ou faire face aux défis rencontrés, tout en ne perdant jamais de vue la mission de l’école.

Thierry Karsenti en a aussi profité pour inviter les gens intéressés à surveiller la prochaine édition du Sommet, prévue le 1er mai 2014.

Il est possible de revoir la présentation complète en format vidéo :

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour, j’adore vos articles qui sont fort intéressant.
    Grande utilisatrice et testeuse de tablette, je vous adresse ce commentaire pour vous donner mon avis.
    J’ai déjà utilisé l’ipad mais je pense que android est mieux, on peut bloquer le système, le telechargement, facebook plus facilement.
    En ce qui concerne l’écriture manuelle, la galaxy note 10.1 est tres efficace et le clavier intégré est facile à utiliser, permet l’écriture manuelle, et il est modifiable, en grand, en petit qui se déplace, en deux à gérer avec les pouces.
    Il y a possibilité de créer différents types de notes, exemples article de presse avec video et photo, carnet de croquis…
    Je suis fortement intéressée par l’education avec les nouvelles technologies et si je peux vous aider cela sera avec grand plaisir.
    Merci encore pour vos articles.
    Bonne journée.

  2. Ipad et Tablettes Android sont très utilisées en FGA dans les classe. Les enseignants ont des classes virtuelles dans lesquelles ils déposent exercices, liens Internet et pré tests à l’intention de leurs étudiants. Exercices et pré-tests sont auto correcteurs et génèrent un cahier de note également. Avec le TNI, en suivi pédagogique, nous les utilisons également ainsi que leurs téléphones intelligents. Ils peuvent se brancher au TNI et participer activement aux diverses leçons.

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