« Des enseignants habiles avec les TIC, une priorité » selon un groupe américain

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Comment l’ère digitale influence-t-elle les besoins des élèves d’aujourd’hui, et comment faire face aux rapides changements technologiques en lien avec l’enseignement et l’apprentissage? En s’assurant notamment que les enseignants puissent « suivre » la vague eux aussi, selon un rapport d’un groupe d’étude de la NASBE, aux États-Unis.

La National Association of State Boards of Education (NASBE) a demandé au Groupe d’étude sur le rôle des technologies à l’école et dans la communauté de se pencher sur ces questions et certaines autres qui y sont liées. Le Groupe d’étude a ainsi organisé ses recherches et recommandations autour de trois aspects.

1. Répondre aux besoins des élèves d’aujourd’hui
2. S’assurer que les enseignants puissent utiliser la technologie qui leur permettra de répondre aux besoins des élèves d’aujourd’hui
3. Construire une infrastructure technologique qui pourra évoluer

Les recommandations émises dans le rapport ramènent à l’avant-plan les importantes questions de la formation des enseignants, de la disponibilité des ressources nécessaires, le partage du matériel éducatif, le caractère essentiel d’une bonne infrastructure et même, la question de l’interopérabilité des données!

En voici un très rapide résumé. Lisez le rapport complet (PDF) pour en savoir plus.

1. Répondre aux besoins des élèves d’aujourd’hui
Selon le rapport, 75 % des adolescents américains participent à un réseau social. Il semblerait même que 30 % des 6e à 8e année, et 46 % des 9e à 12e année, utilisent des sites comme Facebook ou YouTube pour collaborer sur des travaux scolaires. Enfin, 33 % affirment que les « textos » sont leur façon préférée de communiquer.

Les jeunes d’aujourd’hui n’ont jamais vécu sans Internet, rappelle le rapport. Mais, bien qu’ils soient les champions des jeux vidéo, des messages textes et des réseaux sociaux, ils sont souvent peu outillés lorsqu’il s’agit de consommer de l’information. Bref, il « savent » utiliser la technologie, mais ils ont encore besoin d’apprendre des habiletés fondamentales, comme la recherche documentaire, soutenue par la technologie. Le rapport ramène aussi l’importance d’apprendre à se concentrer, dans ce monde ultra connecté. Nous en avons parlé récemment ici.

Parmi les recommandations, on propose d’enseigner la citoyenneté et la littératie numériques à l’école et de tirer profit de la façon dont les jeunes apprennent aujourd’hui dans l’élaboration des cours.

2. S’assurer que les enseignants puissent utiliser la technologie qui leur permettra de répondre aux besoins des élèves d’aujourd’hui
Le Groupe d’étude est bien conscient que la technologie ne peut remplacer l’élément humain dans la formation des élèves. Cependant, elle offre des possibilités nouvelles et variées.

Ainsi, il va jusqu’à proposer la création d’une définition de l’enseignant « connecté » et « en réseau » qu’on veut voir dans les classes. De plus, il propose de réorganiser l’horaire de façon à offrir plus de temps d’apprentissage « alternatif » aux élèves et, du même coup, plus de temps aux enseignants pour se connecter entre eux.

De nombreuses recommandations sur ce point touchent la formation des futurs enseignants, qui devraient avoir une solide expérience au niveau de l’intégration de la technologie et de l’apprentissage en distance et être prêts à enseigner dans une classe du 21e siècle, avec tout ce que cela implique.

Il ramène aussi l’importance du partage des ressources en favorisant les partenariats entre districts scolaires.

3. Construire une infrastructure technologique qui pourra évoluer
Afin de soutenir tout ce qui a été mentionné précédemment, le Groupe d’étude souligne qu’il faut une infrastructure adéquate. Par exemple, il recommande que chaque élève ait un accès adéquat à un ordinateur ainsi qu’à Internet à l’école comme à la maison, avec des ressources humaines suffisantes à l’école pour les soutenir. De plus, il suggère d’adopter une politique favorisant la tenue à jour du parc informatique des écoles, avec une révision régulière déterminée à l’avance. Une troisième et dernière recommandation se faufile discrètement : les états et les districts scolaires devraient se préoccuper de l’interopérabilité des outils, logiciels et formats de données…