Conclusion

0
42

(section précédente)

Une étude canadienne révèle que les éditeurs tirent encore très peu de revenus des ressources numériques et, en conséquence, trouvent essentiel de poursuivre les efforts pour la publication de ressources imprimées. Ils s’interrogent à repenser leur modèle d’affaires puisque la déclinaison du produit en version numérique projeté devant les élèves pourrait éliminer le besoin d’ensembles de ressources pour la classe.

Comment cela se passe-t-il ailleurs dans le monde? Une étude récente révèle qu’en France, 16 % des enseignants utilisent un manuel numérique. Plus de neuf enseignants sur 10 projettent les contenus numériques en classe. Le manuel papier demeure privilégié pour étudier des textes, réaliser des exercices ou faire une évaluation. Le supporte numérique est toutefois privilégié pour l’étude d’images, photos, cartes et schémas.

En Corée du Sud, l’ensemble des écoles sera sans papier d’ici 2015 et de nombreux étudiants ont déjà troqué leurs manuels pour des tablettes

En Afrique, le projet Worldreader vise à combattre l’analphabétisme en fournissant aux élèves des liseuses numériques remplies de manuels numériques.

Ce ne sont là que quelques exemples, les manuels scolaires numériques font peu à peu leur place un peu partout sur la planète.

Même si on en parlait déjà en 2000, c’est aujourd’hui que le paysage commence à se transformer. Les manuels scolaires libres commencent aussi à poindre. Que réservent les éditeurs aux enseignants de demain?

Pour en savoir plus :

Dossier Éduscol

À la découverte du livre numérique, par l’École branchée

Le manuel scolaire d’ici et d’ailleurs, d’hier à demain, par Monique Lebrun

La France leader mondial du manuel scolaire numérique open source?,par Ludovia