Le taux de décrochage alarmant pour les Autochtones québécois : Institut C.D. Howe

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TORONTO, le 28 avril /CNW/ – La pauvreté de la population autochtone québécoise est extrême, et le profond fossé qui sépare le niveau d’éducation des Autochtones de celui des non Autochtones en est la cause principale, selon les conclusions d’un rapport de l’Institut C.D. Howe. Dans son ouvrage intitulé L’éducation des Autochtones au Québec : Un exercice d’analyse comparative, John Richards, un professeur de l’Université Simon Fraser, à Vancouver, examine la relation entre les niveaux d’éducation et d’emploi chez les Autochtones du Québec. En comparant les résultats scolaires au sein des groupes d’identité autochtone avec les résultats obtenus par les autres Québécois, et l’ensemble des Canadiens, Richards conclue que les résultats scolaires des Autochtones de la province sont en deçà de la moyenne nationale, qui est elle-même dramatiquement basse. Richards présente six recommandations de vaste portée pour résoudre la crise de l’éducation chez les Autochtones au Québec comme dans le reste du Canada.

Le professeur Richards qui est le titulaire de la chaire Roger Phillips en politique sociale de l’Institut C.D. Howe, remarque que le taux de décrochage global des Autochtones québécois de 20 à 24 ans est de 43 %, dépassant de 28 points celui des Québécois non Autochtones, et de 3 points celui des Autochtones du reste duCanada. Parmi les six provinces comptant plus de 100 000 Autochtones, le Québec est classé troisième en matière de décrochage au niveau secondaire : derrière le Manitoba et le Saskatchewan, mais devant l’Alberta, l’Ontario et la Colombie-Britannique. Au Québec, le revenu médian des Autochtones correspondait en 2005 aux deux-tiers du revenu des non Autochtones, et celui des Inuits était inférieur aux trois cinquièmes du revenu des non Autochtones.

Cette publication est disponible ici: http://www.cdhowe.org/pdf/Commentary_328_fr.pdf

2 COMMENTAIRES

  1. C’est une situation regrettable qui persiste, j’ai œuvré en milieu scolaire autochtone, dans une école secondaire en de 1985 à 1998. Cette situation était là déjà. Il y a des solutions ?? Je leur souhaite Merci pour votre commentaire Bonne journée.

  2. J’ai oublié de mentionné que je suis moi-même autochtone ALgonquin – Cris mon père étais Cris et ma mère Algonquine. J’ai une formation universitaire. Merci !

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